Isabelle Guyomarch – présidente du Groupe CCI Productions et fondatrice Laboratoire OZALYS

By 8 mars 2022Coup de cœur 2022

Isabelle Guyomarch, présidente du Groupe CCI Productions et fondatrice Laboratoire OZALYS

BIOGRAPHIE

Une vision à long terme, la capacité d’innovation et une énergie remarquable ont permis à Isabelle Guyomarch de transformer le rachat du Groupe CCI Productions en un fleuron de l’industrie cosmétique française. Un succès appuyé sur une préoccupation majeure : placer la RSE au cœur des décisions.
Des décisions qu’elle va trouver la force de prendre malgré le diagnostic, en 2013, d’un cancer du sein agressif. En 2017, avec une résilience rare et après trois années de Recherche, elle crée Ozalys. La première marque dermo-cosmétique de haute conception, pensée pour les femmes touchées par le cancer. 8 prix et Awards viennent récompenser la marque et l’engagement RSE de sa fondatrice.
Une reconnaissance qui pousse Isabelle à s’engager plus loin, pour la santé de toutes les femmes, aux moments de leur vie où le corps est le plus vulnérable : la puberté, la grossesse, la ménopause, le cancer. Adossée à une charte de formulation unique et innovante, la marque Ozalys, « Made in France », est certifiée et validée chez la femme enceinte et allaitante. Une performance.
Pour la vie, Isabelle a transformé Ozalys en alliée inconditionnelle des femmes.


Agir pour la santé des femmes

La journée internationale des droits de la femme reste essentielle – aujourd’hui encore. Malgré des victoires et des acquis ces dernières décennies des progrès restent à faire pour la santé des femmes. Une santé qui ne se définit pas comme la seule absence de maladie, mais comme un état de bien-être physique, mental et social[1]. Améliorer la santé des femmes implique la réelle prise en compte de leur fragilité et vulnérabilité à certains moments de leur vie et une vraie prise de conscience de leurs besoins.

S’engager pour la fragilité des femmes à différents moments de leur vie

La vie des femmes connaît un rythme physiologique très marqué : la puberté, la grossesse, la ménopause. Une vie intimement liée au système hormonal, notamment en cas de maladie comme le cancer. Nous savons que les hormones féminines stimulent la croissance des cellules cancéreuses de certaines tumeurs du sein. Ce sont même 80% des cancers du sein qui sont hormonodépendants[2].

Chez Ozalys, nous souhaitons aller au-delà de ce constat et contribuer à protéger et à prendre soin des femmes aux périodes sensibles de leur vie, aux moments où précisément elles se sentent fragiles et vulnérables.  Des périodes où non seulement le besoin de soins spécialisés est plus important mais où les femmes doivent se surpasser pour étudier, travailler, gérer et assumer le quotidien familial.

Quelle femme n’a pas affronté au cours de sa vie, haussements d’épaules, soupirs, à l’évocation de ses difficultés et entendu « c’est normal, ça va passer » ? Une petite phrase qui n’est autre qu’un aveu de renoncement, d’impuissance ou d’indifférence.

Quelle femme n’a pas ressenti un immense soulagement après une consultation gynécologique au cours de laquelle ses maux ont été entendus et compris ?

En tant que femme, je partage ces situations et en tant que dirigeante d’entreprise j’ai voulu inscrire la responsabilité sociétale au cœur de mon action pour participer, à ma mesure, à la santé des femmes. C’est pourquoi, dans notre groupe, nous travaillons à l’employabilité des malades et à leur inclusion au sein d’un atelier novateur. Nous refusons le travail de nuit posté, facteur de risque de cancer du sein.

Innover pour dépasser des inégalités persistantes

Aujourd’hui, nous célébrons la Journée internationale des femmes, et je souhaiterais attirer l’attention sur l’impact du manque de suivi, de prévention et de soins sur la santé des femmes tout au long de leur vie. Là encore, un constat. Ce constat est généralisé parmi les gynécologues : des femmes souffrent de problèmes conséquents d’anémies, de fibromes, de prolapsus, d’incontinences urinaires et même de cancers à un stade avancé faute de suivi gynécologique depuis des années[3]. Si, en 1997, 60 % des femmes consultaient régulièrement et spontanément leur gynécologue médical, elles n’étaient en 2012 que 25 % à pouvoir le faire et sans doute encore moins aujourd’hui. En effet, selon le Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM), au 1er janvier 2018, il n’y avait plus que 1 054 gynécologues médicaux en exercice en France, soit 891 de moins qu’en 2007. En janvier 2019 leur nombre est passé largement sous la barre des 1 000 gynécologues[4].

Cette situation est préjudiciable à tous les âges de la vie des femmes.

Les conséquences sur leur qualité de vie et leur bien-être sont majeures, de la contraception et sexualité des plus jeunes, à la gestion de la ménopause naturelle ou artificielle et l’accès à l’innovation comme le laser vaginal[5].

Trop de femmes renoncent aux soins par manque d’accès aux soins. Un soin de soi fondamental pour répondre au besoin de bien-être physique et mental des femmes. Chez Ozalys, nous concentrons notre recherche sur le système endocrinien et nos efforts à la substitution de ses perturbateurs. En effet, La sensibilité hormonale au moment de la puberté, de la grossesse, de la ménopause ou de la maladie nécessite des soins doux et protecteurs. Contribuer au bien-être des femmes aux périodes de leur vie où elles sont le plus vulnérables est une démarche exigeante.

C’est pourquoi notre charte de formulation exclut les ingrédients photosensibilisants, dérivés d’aluminium, filtres UV, parabènes, silicones, sulfates.

Nous bannissons les phtalates, plastifiants, métaux lourds et procédons également à des recherches et dosages systématiques d’interaction et de migration entre l’emballage et le contenu pour une sécurité maximale. Nos produits d’hygiène et de soin sont certifiés et validés chez la femme enceinte et allaitante.

Notre engagement est appuyé sur une démarche sociétale : donner aux femmes le meilleur – à tout âge, aux moments les plus intimes de leur vie. L’innovation n’a de sens que si elle préserve la vie.

Isabelle Guyomarch

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[1] Préambule à la Constitution de l’Organisation mondiale de la Santé, tel qu’adopté par la Conférence internationale sur la Santé, New York, 19-22 juin 1946 ; signé le 22 juillet 1946 par les représentants de 61 États. 1946 (Actes officiels de l’Organisation mondiale de la Santé, n° 2, p. 100) et entré en vigueur le 7 avril 1948.

[2] Institut national du cancer, <em>Hormonothérapie</em>, https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-du-sein/Hormonotherapie

[3] Dr Joëlle Bensimhon, gynécologue à l’hôpital Port-Royal (Paris) et coauteur de La <em>Grossesse pour les nuls</em> (First Édition).

[4] Sénat, Manque de gynécologues médicaux en France, Février 2022, https://www.senat.fr/questions/base/2019/qSEQ190309562.html

[5] Dr Nicolas Berreni, Gynécologue obstétricien à Perpignan (66), fondateur et secrétaire du Groupe de recherche et d’innovations en restauration génitale (Grirg), https://www.revuegenesis.fr/restauration genitale-une revolution en marche dans la prise en charge de l’intime

 

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